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Informatique Tech

Quand les virus sont programmés en haut lieu

Jérôme Mourlon
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Une activité consiste à monter des opérations pouvant être assimilées à du sabotage ou tout au moins du piratage informatique. 231 opérations de ce type ont été menées en 2011. 

652 millions de dollars ont été alloués au programme GENIE mené en collaboration avec la CIA et dédié à l’espionnage informatique d’équipements informatiques hors des États-Unis. En 2011, les cibles majeures ont été l’Iran, la Russie, la Chine et la Corée du Nord, mais aussi l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, L’Iraq et la Somalie.

L’action de GENIE peut consister en l’insertion de ‘malware’ (logiciel malveillant ou espion) sur des dizaines de milliers de machines. Ces logiciels peuvent aussi bien enregistrer des conversations depuis le microphone de l’ordinateur que prendre des photos en activant la webcam de l’appareil. La NSA a précisé que ces opérations n’ont servi qu’à des fins d’espionnages et n’auraient donc pas visé de particuliers. 231 cyberattaques ont été répértoriées sur 2011.

L’objectif de ces opérations est clairement défini dans une directive présidentielle d’octobre 2012 : 

« Manipuler, perturber, dégrader ou détruire de l’information résidant sur des ordinateurs ou des réseaux d’ordinateurs, ou encore ces ordinateurs et réseaux ». 

Certains logiciels infiltrés peuvent avoir pour effet de ralentir la machine infectée, d’autres vont ouvrir un accès discret mais exploitable à tout moment pour récupérer des données à distances, d’autres encore peuvent falsifier les calculs. Leur sophistication est telle que certains de ces programmes sont conçus pour résister à une mise à jour informatique. Parmi les missions récentes allouées aux équipes d’experts informatiques figure ‘l’identification de conversations vocales afin d’en extraire des parties sélectives’.

À la fin 2008, la NSA avait déjà pris le contrôle de 21 252 équipements informatiques. Trois ans plus tard, le chiffre était monté à 68 975. L’objectif fixé pour la fin 2012 était de 85 000.

Il est notoire aujourd’hui qu’un virus développé aux USA en collaboration avec Israel, Stuxnet, a détruit les centrifugeuses dédiées au programme nucléaire iranien en 2009 et 2010. Il a été prétendu que Microsoft aurait été partie prenante, le virus ayant été véhiculé via Windows.

Un nouveau projet a été mis en œuvre en 2013, TURBINE, avec pour objectif de pouvoir infiltrer des millions de machines !

Jérôme Mourlon
Jérôme Mourlon

Journaliste et écrivain, j'ai publié 3 livres sur l'intelligence. Passionné d'écriture et de partage, je me passionne pour l'univers de la tech, de l'internet et des startups. J'ai créé le magazine WebMX afin de pouvoir laisser libre court à mes envies éditoriales.

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