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Comment les pays font-ils face à la crise économique après le coronavirus ?

Jérôme Mourlon
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Les impacts négatifs de la pandémie covid-19 sur la situation économique de tous les pays ne sont plus à présenter. Le coronavirus a ainsi ralenti le commerce mondial et l’ampleur ainsi que la durée de la récession dépendront de nombreux facteurs, dont le comportement du virus lui-même, les mesures de santé publique et les interventions économiques. Pour mieux pallier ces pertes importantes, les plus grandes économies du monde ont pris des mesures extraordinaires pour les aider à traverser la crise. Voici les décisions mises en vigueur par les plus grands pays économiques pour soutenir leurs finances pendant la crise du coronavirus.

Chine

La deuxième plus grande économie du monde a repris vie en avril après avoir subi un coup de fouet du coronavirus. Plusieurs semaines de mesures de confinement imposées par le gouvernement à des dizaines de villes ont entraîné une forte baisse de la production industrielle, des ventes au détail, de la construction et d’autres activités économiques. Dans l’ensemble, le produit intérieur brut (PIB) a chuté de près de 7 % au premier trimestre, la première contraction économique de la Chine depuis plus de quarante ans.
La banque centrale chinoise a pris des mesures relativement modestes, en réduisant les réserves obligatoires des banques, ce qui leur permettra de prêter 80 milliards de dollars supplémentaires aux entreprises en difficulté, et en indiquant qu’elle réduira les taux d’intérêt dans les mois à venir. Selon les analystes, un signe important à surveiller sera l’annonce par Pékin de son objectif de croissance annuelle, qui a été reporté de mars à mai en raison du virus.

Allemagne

L’économie allemande devrait se contracter pour la première fois depuis 2009, de 3 à 10 % cette année. Le gouvernement lui-même prévoit une contraction d’un peu plus de 6 %, ce qui serait la pire performance de l’économie depuis des décennies. Pour contrer les retombées économiques du coronavirus, les Nazis dans la finance prennent des mesures audacieuses, abandonnant son engagement constant en faveur de l’équilibre budgétaire, connu sous le nom de schwarze Null ou « zéro noir ». Il alloue au moins 350 milliards d’euros (soit environ 10 % de son PIB) pour soutenir la plus grande économie de la zone euro. Les fonds seront consacrés au sauvetage des entreprises en difficulté, notamment par l’octroi de prêts illimités et la prise éventuelle de participations.

Japon

Les économistes prévoient que l’économie japonaise, axée sur les exportations, va se contracter d’environ 3 % cette année, ce qui serait sa pire performance depuis 2008. L’impact profond de la pandémie fait suite à un ralentissement économique dû à une hausse de la taxe de vente à l’automne dernier. Le virus a également contraint le gouvernement à reporter les Jeux olympiques d’été à l’année prochaine. 
Le chiffre global de l’aide massive proposée par le gouvernement japonais est estimé à environ 20 % du PIB du Japon, mais les analystes affirment que l’impact réel des dépenses sera beaucoup plus faible.
Les mesures de sauvetage comprennent des versements en espèces aux citoyens et aux petites et moyennes entreprises, des prêts sans intérêt, des retards dans le paiement des impôts et des coupons de voyage et de tourisme.

États-Unis

Signe de l’ampleur des dégâts causés par le virus à l’économie américaine, plus de trente millions d’Américains — soit environ un travailleur américain sur six — ont déposé une demande d’emploi depuis la mi-mars. En mars, la Réserve fédérale a indiqué qu’elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir l’économie et fournir des liquidités. Parmi les actions historiques de la Fed, on peut citer : la réduction des taux d’intérêt à un niveau proche de zéro, la réduction à zéro des réserves obligatoires des banques, l’achat rapide de près de 2 000 milliards de dollars en obligations du Trésor et en titres adossés à des créances hypothécaires, l’achat de dettes d’entreprises et de municipalités et l’octroi de crédits d’urgence aux non-banques.

Jérôme Mourlon
Jérôme Mourlon

Journaliste et écrivain, j'ai publié 3 livres sur l'intelligence. Passionné d'écriture et de partage, je me passionne pour l'univers de la tech, de l'internet et des startups. J'ai créé le magazine WebMX afin de pouvoir laisser libre court à mes envies éditoriales.

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