Le lancement de l’euro (1999 – 2002) : ils ont « triché » avec « Trichet ».
Personne parmi les économistes, les politiques et les médias n’a jamais remis en cause les conditions de lancement de l’euro : ce fut pourtant le « premier casse du siècle », chiffré par ALTER-EUROPA à plusieurs milliers de milliards d’euros (à découvrir dans le dernier livre publié en 2024 et dans les livres précédents publiés entre 2022 et 2023).
Mieux, l’Europe subit encore les conséquences de cette immense escroquerie. C’est le début des crises financières européennes.
En très bref, il était normal d’introduire un « cours forcé » pour la conversion de nos actifs monétaires et financiers mais aussi pour nos dettes de même nature.
L’escroquerie a été double :
- D’une part, la finance nous a imposé un « cours fictif » supérieur au « cours du marché » pour chacune de nos monnaies nationales.
La perte pour les détenteurs d’actifs financiers a été d’environ -16% en une seule nuit. Par contre, les citoyens, les bancassureurs, les fonds de pension, les grandes entreprises et les spéculateurs non-résidents – très endettés – ont gagné des fortunes : +16% en une seule nuit. - D’autre part, « la finance » a échappé à cette obligation de conversion pendant trois ans et, sachant que les cours fictifs avaient été surévalués, les bancassureurs ont spéculé contre l’euro pendant plus de trois ans.
Ces chiffrages sont « logiques » à condition de ne rien oublier : j’ai parfois tâtonné mais le temps est un bon allié.
En final, tout cela a été bien chiffré : c’est écœurant, et personne n’a jamais dénoncé ces escroqueries.
En conclusion, les deux « manipulations » entre le 31/12/1998 et le 1/01/2012 ont littéralement appauvri tous les Européens de la Zone Euro.
Elles ont bien sûr coupé l’herbe sous le pied à toutes les belles promesses de croissance et de convergence pour tous les citoyens de l’UE-28 (avant le Brexit).
C’est dans ce contexte que « la crise de la dette grecque » s’est traduite par un véritable assassinat de « la mère de la Démocratie », à cause des compagnies d’assurance et fonds de pension, essentiellement Français, Italiens, Espagnols et Portugais qui ont acheté des bons d’état grec tout en sachant que les « investissements » pour les Jeux Olympiques de 2004 étaient désastreux.
Par contre, les « rendements grecs » étaient bien plus élevés que dans le reste de l’Europe parce que justement les dettes publiques grecques finançaient des investissements démesurés, non-rentables et très risqués.
Les pertes de la Haute Finance ont été couvertes par la BCE et le Conseil Européen, sous le faux prétexte qu’il fallait « sauver la Grèce » : en réalité, l’entrée (tardive) de la Grèce dans la zone euro a coûté plus de 400 milliards d’euros à la population grecque.
La crise des subprime loans (2006 – 2020) : cette crise était typiquement américaine.
Dans le livre « L’Europe en pleine dérive » (traduit dans cinq langues), et dans le livre « Dollar et Euro : comment la Finance a tué nos démocratie… » (traduit en anglais), dont la réédition est prévue pour fin 2024, cette crise est expliquée et surtout présentée sous son vrai jour.
Ce fut une escroquerie de type mafieux qui mit à la rue, et même en « résidence surveillée » (prison et travail obligatoire pour « rembourser les dettes) des milliers de citoyens américains, piégés par les « brokers».
Obama, le « grand sauveur », nous a tous trompés : les pertes publiques réelles ont été minorées (750 milliards de dollars).
Pendant ses deux mandats (janvier 2009 à janvier 2017), la dette publique américaine a doublé (+10.000 milliards de dollars, ou +10 trillions dollars) et, malgré toutes ces aides étatiques accordées à la Haute Finance, les Etats-Unis n’arrêtent de la faire exploser de 20 trillions de dollars en fin 2016 à plus de 33 trillions en fin 2023.
Elle est prévue à plus de 45 trillions pour 2028..
Dès 2005, et de façon exponentielle, la finance européenne a fait face à un surendettement des ménages et des entreprises dans le foncier et l’immobilier.
Coût pour « nos » finances publiques : plus de 6.400 milliards d’euros pour l’UE-28.
Ces chiffres sont officiels et « prouvés », malgré les tentatives des Etats-Membres et de la Commission Européenne pour les minimiser et/ou pour les faire disparaître.
La Corona-crise (2020 – 2022).
Dans le livre « L’Europe en pleine dérive », l’auteur précise que « cette nouvelle crise, pour une fois non provoquée par la Haute Finance » (C. LAGARDE) avait été prévue en janvier 2014 par Christine LAGARDE, elle-même, directrice du FMI à l’époque.
Or, cette situation sanitaire exceptionnelle n’a pas pu être traitée sereinement, ni par les administrations, ni par les hôpitaux et cliniques ni par les personnels exténués, pour une bonne raison : les « assurances complémentaires santé » et l’Etat avaient déjà « vidé » le système de Santé de toutes leurs ressources minimalistes.
Des sommes colossales ont de nouveau été engagées par différents gouvernements, dont la France, pour « sauver les emplois et les entreprises » : toutes ces dépenses ont atterri dans les déficits et les dettes publiques des Etats-Membres.
Entre-temps, « la Finance » a de nouveau obtenu des « aides étatiques » pour renflouer des pertes qu’elle n’avait pas subies à cause du Covid-19 mais à cause de ses prêts hasardeux à « la finance de l’ombre » (shadow banking).
A ce stade, les chiffrages des aides étatiques au secteur financier pour la période 2008-2022 ont
atteint des sommes astronomiques de plusieurs milliers de milliards euros.
Personne ne s’en est ému.
Et pourtant, les preuves sont là, publiées dès 2023 par ALTER-EUROPA.
Article écrit par Junon Moneta.