Démasquer le syndrome de la « pick me girl » : Comprendre et éviter ce piège social

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Êtes-vous tombée sur ces filles qui semblent crier « Sélectionnez-moi, choisissez-moi! » à chaque coup de vent social ? Dans le monde de la séduction relationnelle, le terme « pick me girl » est devenu aussi populaire qu’un mème viral. Dans cet article, nous allons retrousser nos manches et plonger dans la psyché de ces Dames Je-fais-tout-pour-plaire, pour déchiffrer les mystères de ce syndrome contemporain. Alors, avant de poster cette énième photo « Je suis pas comme les autres filles », prenez une pause et découvrons ensemble comment éviter de tomber dans ce piège qui, avouons-le, peut sembler aussi subtil qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Qu’est-ce que le syndrome « pick me girl »?

Imaginez le scénario classique : une personne, souvent une femme jeune, semble toujours prête à renoncer à ses propres goûts, intérêts ou opinions pour plaire à un public cible, principalement masculin. C’est le coeur du syndrome de la « pick me girl ». Le terme « pick me girl » est apparu sur les réseaux sociaux pour décrire celles qui semblent désespérément rechercher l’approbation du sexe opposé, souvent en dénigrant leurs consœurs ou en s’auto-proclamant différentes et supérieures. Dans une société où l’individualité est censée être célébrée, cela peut sembler contradictoire, et pour cause : c’est un jeu dangereux où l’on risque de perdre son identité.

Attention cependant à ne pas coller cette étiquette à tort et à travers. Une simple préférence pour des activités traditionnellement associées à un genre ne fait pas de quelqu’un une « pick me girl ». Il s’agit plutôt d’un comportement répétitif où la personne se dévalorise ou dévalorise ses pairs dans l’espoir de paraître « unique » ou « différente » auprès d’un groupe spécifique – ici, essentiellement les hommes. C’est un peu la version romantique de ce collégien qui renonce à ses sandwichs au Nutella parce qu’il est trop cool pour ça. Mais sont-ils vraiment trop cool pour le Nutella? Ça reste à prouver.

Les origines psychologiques du phénomène

Le phénomène « pick me girl » peut trouver ses racines dans une insécurité sous-jacente ou un besoin de validation. Ces comportements sont souvent alimentés par des normes sociales qui valorisent les femmes pour leur capacité à plaire aux attentes masculines. Dans un monde où « se faire choisir » est perçu comme un sommet de réussite sociale, il n’est pas surprenant que certaines tombent dans ce piège. Il n’est pas juste de juger hâtivement ces femmes ; souvent, elles ne font que refléter une dynamique sociale et culturelle bien ancrée qui suggère que l’attention masculine est une monnaie précieuse.

Le syndrome de la « pick me girl » peut aussi être vu comme un symptôme de la pression sociale à l’égard des femmes pour qu’elles se conforment à des stéréotypes genrés. Enfant, j’avais cette amie qui prétendait détester les poupées et adorer les bagarres juste pour impressionner mon grand frère et ses amis, niant totalement sa collection cachée de Barbies. Avec le recul, c’était un appel à l’attention mêlé d’une volonté de se distinguer, le tout enveloppé dans une petite couche d’intégration sociale. Comme quoi, le « pick me girl » est un cocktail plus complexe qu’il n’y paraît.

Identifier une « pick me girl »

Il y a quelques signes qui peuvent indiquer que quelqu’un adopte un comportement de « pick me girl ». Par exemple, ces personnes peuvent souvent tenter de se mettre en avant en soulignant à quel point elles sont « différentes » des autres femmes, sous-entendant qu’elles sont moins préoccupées par les sujets stéréotypiquement « féminins » et se vantent de comportements qui, à leurs yeux, les rendraient plus attrayantes aux hommes. Un peu comme cette fille en soirée qui insiste sur le fait qu’elle boit de la bière et pas de cocktails « parce que c’est ce que les vrais hommes font », vous voyez le genre?

Un autre indicateur peut être une tendance à valoriser l’opinion masculine au-dessus de tout et à rechercher constamment leur approbation. Une expression typique d’une « pick me girl » peut être « Je ne suis pas comme les autres filles » utilisée comme mantra pour se distinguer. C’est un peu comme s’il existait un club secret où le seul critère d’adhésion était de ne pas être « comme les autres filles ». Spoiler alert : ce club n’existe pas. Et même s’il existait, sa cantine servirait probablement des sandwichs sans Nutella. Quelle tristesse.

Les conséquences du syndrome « pick me girl »

Les effets du syndrome de la « pick me girl » vont au-delà des interactions individuelles et peuvent contribuer à un climat plus large de compétition et de dévalorisation entre femmes. En cherchant à plaire à une certaine idée de ce qu’un homme veut, ces individus perpétuent les stéréotypes de genre et renforcent des dynamiques de pouvoir déséquilibrées. Cela peut aussi entraver la solidarité féminine et encourager une culture où la validation externe est privilégiée au détriment de l’authenticité et de l’estime de soi. Ce n’est pas vraiment une ambiance où l’on se sent toutes comme dans une comédie romantique, n’est-ce pas?

Sur le plan personnel, se plier aux attentes des autres peut conduire à la perte d’identité et à une faible estime de soi. Après tout, la personne que vous essayez de convaincre de vous « choisir » risque de ne jamais rencontrer le vrai vous, mais seulement la version édulcorée et approuvée par le comité de validation des stéréotypes. C’est aussi agréable et durable que du mascara non waterproof lors d’un visionnage de « Titanic ». En fin de compte, on finit noyée sous les attentes des autres, alors que Jack avait bien de la place sur cette planche, à bien y réfléchir.

Comment éviter de devenir une « pick me girl »

Pour éviter de tomber dans le piège de la « pick me girl », il est fondamental de travailler sur l’estime de soi et le renforcement de notre identité individuelle. Cela commence souvent par prendre du recul sur les réseaux sociaux et les sources de comparaison constante. S’engager dans des activités qui renforcent ce qu’on aime réellement, et non ce que l’on pense devoir aimer, est un excellent point de départ. Vous adorerez peut-être découvrir que les points de croix et le heavy metal forment une combinaison étonnamment satisfaisante.

Cultiver l’authenticité et encourager l’acceptation de soi sont des étapes clés pour sortir de ce rôle. Théoriquement, cela semble simple, comme faire des crêpes sans grumeaux. Mais en pratique, cela exige de véritables efforts pour s’ancrer dans ses propres valeurs loin des validations éphémères. Il est également essentiel de comprendre que chercher l’approbation des autres n’est pas une source de bonheur durable. C’est un peu comme espérer que ces fameux crêpes vont réussir tout seul : il faut un peu plus que de la bonne volonté pour éviter la catastrophe.

Le rôle de la société dans le syndrome de la « pick me girl »

La société joue un rôle indéniable dans le maintien du syndrome de la « pick me girl ». Par ses messages médiatiques et ses attentes en matière de rôles de genre, elle crée un terrain fertile pour que ces comportements se développent. Les stéréotypes véhiculés par les films, les magazines, et même les jouets, peuvent tous servir à réaffirmer la notion qu’il existe une bonne façon d’être une femme – souvent docile, conformiste et désireuse de plaire. C’est le scénario parfait pour le drama d’une « pick me girl » : essayer d’emballer tout son être dans un joli papier cadeau pour quelqu’un d’autre.

Néanmoins, la société évolue et avec elle, les mentalités. Les mouvements de libération féminine et l’accent mis sur l’individualisme encouragent chacune et chacun à briser ces chaînes invisibles. Petit à petit, les « pick me girls » pourraient devenir un concept dépassé, un peu comme un vieux meme internet que personne ne trouve plus drôle. Au final, la hauteur de l’humour de cet article pourrait être mise en doute – après tout, qui suis-je pour juger? – mais une chose est certaine : il est grand temps de laisser tomber le masque du « pick me » pour un peu plus de « pick myself », et ce, avec ou sans Nutella.

Démasquer le syndrome de la « pick me girl » : Comprendre et éviter ce piège social

Démasquer le syndrome de la « pick me girl » c’est, au fond, opérer un retour vers l’authenticité et la célébration de nos individualités. C’est prendre conscience qu’il n’existe pas de moule unique dans lequel nous devons toutes et tous rentrer pour être apprécié. Chaque personne possède une valeur intrinsèque, indépendante du regard et de l’approbation d’autrui – et c’est peut-être là le véritable superpouvoir à développer.

Rappelons-nous que le vrai défi est de vivre en respectant nos propres standards et en chérissant qui nous sommes, dans notre plus simple appareil ou sous nos couches de mascaras waterproof. Et si je devais partager une anecdote personnelle légèrement édifiante, je vous dirais que j’ai longtemps cru que mon amour pour les cartes Pokémon me rendrait plus cool aux yeux des garçons de ma classe. Spoiler : cela ne m’a donné que plus de stratégies pour gagner des batailles Pokémon, mais pas de date pour le bal. Cependant, l’estime de soi que j’ai gagnée valait tous les Pikachu du monde. Il est temps de choisir soi-même, et parfois, cela commence par une bonne partie de Pokémon.

Jérôme Mourlon
Jérôme Mourlon
Journaliste et écrivain, j'ai publié 3 livres sur l'intelligence. Passionné d'écriture et de partage, je me passionne pour l'univers de la tech, de l'internet et des startups. J'ai créé le magazine WebMX afin de pouvoir laisser libre court à mes envies éditoriales.

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